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Partir à Haïti : 8 questions au Ministre du Tourisme d’Haïti, Marie Christine STEPHENSON

Je me suis toujours défini comme un citoyen du monde. En effet, j’ai la chance d’avoir plusieurs origines, Haïtienne, Gabonaise, Française et peut être Cubaine (vérifications en cours). Parmi ces multiples horizons, Haïti a toujours gardé une place toute particulière dans mon cœur. Depuis tout petit, j’ai été baigné dans la culture Haïtienne, de par sa musique, son histoire racontée par mes parents ainsi que les voyages effectués.

C’est donc tout naturellement que je me renseigne régulièrement sur la situation et l’évolution de ce pays. Un des atouts majeurs de ce pays est sans nul doute le tourisme. Je compte d’ailleurs partir à Haïti l’an prochain et y capturer paysages, monuments et portraits.

Le mois dernier, j’ai eu l’opportunité à travers une interview de m’entretenir longuement avec Marie Christine STEPHENSON, Ministre du Tourisme et des Industries Créatives d’Haïti afin de m’aider à préparer ce voyage et surtout vous faire découvrir Haïti.

Interview avec Marie Christine Stephenson, Ministre du Tourisme d’Haïti

Pestel haiti tourisme
PESTEL, commune d’Haïti – Photo : MENOS NICHOLAS – Haïti Tourisme

Georges Daniel : Pouvez-vous, Madame la Ministre, nous rappeler l’impact du tourisme dans un pays sur l’économie nationale et plus spécifiquement pour le cas d’Haïti ?

Marie Christine STEPHENSON : Le tourisme est un vaste domaine dont la chaîne de valeurs ne cesse de s’allonger au gré des spécialisations locales et culturelles ainsi que de sa propre évolution et elle-même alimentée par des tendances globales ou effet de mode. La part du secteur touristique dans le PIB de certains pays caribéens occupe jusqu’à 60 % du PIB et ne cesse d’augmenter, ce, sans compter les multiples ramifications et interdépendances avec les autres secteurs-clés notamment le transport (aérien, maritime, terrestre…), la construction, l’agriculture, les activités portuaires (importation), les télécommunications, les industries créatives et de loisirs (artisanat, art, événementiel…).

Haïti et Tourisme

christine stephenson ministre haiti
Marie Christine STEPHENSON – Ministre du Tourisme d’Haïti

Les études économiques relatives à l’impact moyen direct et indirect du tourisme mettent en avant un ratio d’un touriste pour mille nouveaux dollars engendrés dans l’économie. C’est ainsi que les 30 millions de touristes visitant chaque année la Caraïbe engendrent pas moins de 32 milliards de dollars, que la République Dominicaine, notre voisine orientale, avec bientôt près de 8 millions de touristes annuels peut compter sur 8 milliards de dollars neufs.

Malgré l’avant-gardisme dont Haïti avait fait preuve au milieu du 20ème siècle, et la vague de renouveau que nous connaissons suite au séisme de 2010, nous sommes encore trop loin du compte avec environ 550 000 arrivées en 2018, ce malgré une certaine croissance des arrivées en 2018 (+4%) soutenues grâce à notre importante diaspora (3 millions de personnes).

Heureusement, avec notre seul port de croisières, Labadie, nous nous hissons parmi les pôles de croisières incontournables de la Caraïbe avec plus de 880 000 arrivées de croisiéristes par an. Soit un total de visiteurs de près de 1,4 millions /an.

port labadie haiti tourisme

Partir à Haïti : Port de Labadie – Source : Site https://cruiseline.com.

Le meilleur reste donc à venir, car les sites sont bien présents et authentiques, tout ce que les millénials que nous sommes recherchent de plus en plus.

Quel autre pays de la Caraïbe peut se vanter d’avoir autant d’atouts culturels, naturels et historiques concentrés sur de si petits espaces, en plus d’un positionnement géographique central idéal ? Quel autre pays des Caraïbes a su ériger par volonté d’autodétermination des monuments dignes du patrimoine mondial de l’humanité ?

Fort saint louis Haiti
Haïti Tourisme – Fort Saint Louis – Source : Ministère du Tourisme d’Haïti

Autrement dit, il ne me semble pas abusif de dire qu’Haïti est potentiellement la future destination des Caraïbes… pourvu elle s’attelle religieusement à la mise en œuvre continue de son plan touristique sur le long terme (2018- 2035).

Dans ce cas, elle pourra compter sur la création de centaine de milliers d’emplois et de milliers de PME touristiques et créatifs, et sur l’émergence de véritables économies et ressources régionales.

Vous œuvrez actuellement avec vos équipes pour l’organisation d’un salon sur la thématique « I DO HAÏTI », pouvez-vous nous en dire un petit peu plus ?

En effet, avec nos partenaires du secteur privé, en particulier le Bellevue tours, un tour opérateur qui se spécialise dans l’organisation de mariage, nous voulons définitivement positionner Haïti comme Destination de voyages de noces et pourquoi pas également de lune de miel, en s’appuyant sur nos mille et un sites de rêve (monuments historiques, îlots paradisiaques inhabités, sites de montagne, hôtels de plage tout inclus …) mais aussi sur des savoir-faire haïtiens uniques et de plus en plus sophistiqués tout en répondant aux standards internationaux.

L’idée du salon, avancée par les fondatrices de cette entreprise touristique (Guerline T. Emmanuel & Nadege Fleurimond), tombe à point nommé, car en parfaite cohérence avec notre vision pour le secteur. En effet, cela permettra d’augmenter et de diversifier et d’approfondir l’impact des hautes-saisons de mariages (mai-juin et décembre) en créant une liaison directe et permanente avec l’industrie touristique. Ce qui permettrait de garantir des entrées potentielles pour au moins trois des grands pôles touristiques à défaut des dix départements du pays.

Palais sans souci haiti
Mariage célébré au Palais Sans Souci à Milot Haïti –
Source : site Internet : https://idohaiti.com/

Il s’agira de faciliter l’identification et la mise en réseau de tous les corps de métiers impliqués pour la réussite d’un mariage idyllique (couture, coiffure, décoration, organisateur d’événement, photographie, etc.). Ceci participera sans doute, nous l’espérons tout au moins, à l’amélioration de l’image d’Haïti, et ce faisant au retour plus constructif de sa diaspora, d’abord à titre de touristes (invités des mariés) puis pourquoi pas à titre d’investisseurs. Il convient de noter que justement ces deux femmes modèles, fondatrices du Bellevue tour, proviennent de la Diaspora et poursuivent à leur tour leur rêve en prenant une telle initiative.

C’est exactement ce dont le pays a besoin, en ce moment plus que jamais, et pas que dans le secteur du tourisme.

 » La connexion entre ruralité et créativité haïtienne semble indéniable. Ce sont là des atouts propres à Haïti « 

Christine STEPHENSON

Haïti et Agritourisme

A l’heure où l’agritourisme prend de plus en plus d’ampleur, quels sont les principaux produits agricoles phares qu’offre Haïti et que préconisez-vous afin de les mettre en valeur ?

L’agritourisme en Haïti, n’est pas vraiment un choix, il s’impose “naturellement”. Haïti, est encore à 48% rural avec de multiples poches de ruralité persistantes même au sein des territoires urbanisés.  En effet, l’omniprésence du monde rural et de ses pendants est indéniable. Faire de l’agritourisme en Haïti, c’est rendre accessible aux visiteurs (locaux et internationaux) la production rurale, qui relève tant des hinterlands montagneux que des plaines ou des zones côtières, avec pour chaque territoire des spécialités et des paysages spécifiques époustouflants.

Pour appréhender correctement l’agritourisme en Haïti, il faut tenir compte, forcément de l’immense patrimoine culturel immatériel dont nous disposons et qui rend si spécial et authentique tout produit rural haïtien, tant nos savoir-faire sont imbriqués avec nos traditions et nos territoires.

Que ce soit le vétiver haïtien, dont nous pouvons nous enorgueillir, voir : Haïti parfume le monde grâce au VETIVER (source: Le Nouvelliste).

Que ce soit notre rhum, celui des Connaisseurs (le Barbancourt), ou même le clairin :

Ils sont savamment distillés depuis des siècles, et issus de notre lourd héritage de 1ère colonie sucrière.

Que ce soit le Café ou le Cacao haïtiens propres à nos terroirs de montagne humide

Le cacao haïtien, meilleur du monde selon l’International COCOA AWARDS (Source: Le Nouvelliste)

HAITI chocolat ASKANYA
Les Chocolateries ASKANYA – Haïti

Haïti possède un réservoir de compétences important, j’ai par exemple en mémoire des structures à fort potentiel telles que :

En tant que Ministre des industries créatives, comment mieux accompagner les entreprises haïtiennes sur le plan national et International ?

La mise en place de programmes d’appui aux PME touristiques et créatives doit être prioritaire et intensifiée. Dans un pays comme Haïti, ou la créativité est une véritable industrie, voire une condition sine qua non de la survie. Ces PME, résultats de prise d’initiative personnelles avec des effets immédiats sur le développement local sont vivement à encourager.

A titre de ministre du tourisme et des industries créatives, j’ai voulu justement ouvrir la voie et encourager ce genre d’initiatives, notamment à Jacmel qui regorge d’ateliers artisanaux qui tiennent vivant le centre-historique de Jacmel et par conséquent son attractivité touristique en plus de l’architecture.

HAiti tourisme, marché Artisanal
Haïti Tourisme : Artisanat en Fête – Marché artisanal

En ce sens, un programme de soutien aux PME touristique du Sud est en cours, avec l’espoir de le répliquer parallèlement au Nord, et dans le croissant touristique Côte des Arcadins – Les Palmes.

C’est ce qui permettra d’une part de mieux asseoir la chaîne des valeurs de l’industrie touristique haïtienne (diversification du secteur, multiplication des emplois grâce aux ateliers et autres PMEs, multiplication des interconnexions avec les autres secteurs comme l’agriculture, le design, l’artisanat et autres ) et d’autre part, de donner un coup de pouce au niveau du marketing, par une facilitation à la diffusion sur le plan international, notamment lors de la participation du secteur dans les grands salons et autres rendez-vous importants. Tous ces produits participent du rayonnement positif du pays, il est plus que logique que le secteur le lui rende en l’accompagnant selon leurs besoins respectifs.

A titre d’exemple, la construction d’un musée du vétiver dans le sud du pays, ou encore la mise en place des circuits agri et écotouristiques, notamment “ la route du cacao” ou encore de la Canne-à-sucre/clairin/rhum sont autant des manières de valoriser et de préserver ces produits d’excellence, leurs initiateurs/gardiens et le mode de vie comme les paysages qui y sont associés, tout en charriant plus d’opportunités d’affaires.

Aujourd’hui, le touriste, est de plus en plus avide de nouvelles expériences, de nouveaux savoirs et savoir-faire. Ainsi, réaliser son propre savon au vetiver d’Haiti, se promener dans un sous-bois apprendre tout de la transformation du cacao avant de le déguster en boisson chaude après un plongeon au Saut Mathurine, répondent bien à ce nouveau rêve d’ailleurs, de l’autre, plus profond, pacifique et vertueux.

 » Mais en réalité, c’est le pays tout entier qui est un musée à ciel ouvert, car les vestiges du passé, sont omniprésents, ainsi que l’art haïtien. « 

Marie-Christine STEPHENSON

Avec plus de 3000 sites touristiques, Haïti possède un potentiel indéniable or il se trouve que je projette l’an prochain de me rendre à Haïti à nouveau.
Il y’a-t-il des sites ou adresses à ne surtout pas manquer que vous me conseillerez Madame la ministre. Des adresses où je pourrai redécouvrir l’Histoire d’Haïti, contempler l’art haïtien ?

Il y a tant de joyaux et une telle diversité dans l’offre touristique haïtienne qu’il est difficile de vous les citer, sans commettre d’impairs. Je vous recommande les guides touristiques professionnels, qui vous permettront de tailler votre séjour sur mesure, en fonction du temps dont vous disposez et de vos centres d’intérêt.

Partir à Haïti : Plage de Grosse Caye – Source : Ministère du tourisme d’Haïti

En ce sens, le site web du Ministère du tourisme d’Haïti :
http://www.haititourisme.gouv.ht/pages/1/12-nature.php ou encore le site du petit-fute sont des plateformes fort utiles https://www.petitfute.com/p43-haiti/

Vous y trouverez les contacts des agences réceptives et des établissements les mieux côtés de la place.

Loin de moi donc l’idée de pouvoir me substituer aux professionnels du tourisme haïtien, en l’occurrence les opérateurs locaux qui se regroupent au sein des associations nationales et régionales :

Cependant, étant donné que vous êtes un ressortissant de la diaspora, et photographe de surcroît je crois indispensable que vous visitiez au moins quatre à cinq des dix départements administratifs.
Il est à noter que dans toutes les régions vous y trouverez à la fois, des attraits historiques, naturels et culturels, ce qui est parfait pour accommoder tant le voyageur solitaire, que le couple, ou le groupe, toutefois chaque pôle touristique garde son cachet propre.

Pour visiter Haïti et en repartir avec un concentré de souvenirs relativement complet du pays, je partage avec vous une partie de ma liste “sites coups de cœur” (ils sont si nombreux !). Certains sont plus accessibles que d’autres, mais vous verrez, on ne s’en lasse jamais !) :

Planifiez un voyage pour partir à Haïti

Pour visiter Haïti et en repartir avec un concentré de souvenirs relativement complet du pays, je partage avec vous une partie de ma liste “sites coups de cœur” (ils sont si nombreux !). Certains sont plus accessibles que d’autres, mais vous verrez, on ne s’en lasse jamais !) :

1) Le Grand Nord

Ses plages, ses monuments et autres reliques du passé :

  • Centre-historique du Cap-Haïtien,
  • Amiga island,
  • Labadie,
  • Cadras,
  • Bord de mer de Limonade ou “ Porto Real”,
  • La plaine du Nord,
  • Le PNH_ CSSR incluant la Citadelle Henry,
  • Fort-Liberte et ses forts français,
  • Ste-Suzanne et ses pétroglyphes tainos)
Citadelle la FERRIERE, haiti tourisme
Citadelle la FERRIERE – HAITI Tourisme

2) Le Pôle/Croissant Ouest-Capitale

  • Ennery (l’habitation de Toussaint Louverture);
  • Marchand Dessalines (ville fortifiée de l’empereur J.J. Dessalines),
  • Gonaïves (ville de la déclaration de notre indépendance);
  • Au moins un lakou (Souvenance ou Soukri),
  • Saut d’eau et /ou bassin Zim et sa grotte; Arcahaie (lieu symbolique de la confection du drapeau haïtien);
  • Un ou deux hôtels de plage de la superbe Côte des Arcadins (excursion maritime vers la Gonâve, ou les îlots Arcadins, snorkeling ou plongée sous-marine, baignade, farniente, visite du Musée historique Ogier-Fombrun);

Port-au-Prince, la Capitale, ses monuments, ses galeries d’art et sa vie diurne et nocturne :

  • Musée du Panthéon National,
  • Marché en Fer,
  • Le Champ de Mars,
  • Les ruines de la Cathédrale et le quartier du Bel-Air qui fut le 1er établissement de la ville de PAP,
  • Les maisons gingerbread de Pacot,
  • Les hôtels boutiques de charme de P-A-P et de PV;
  • Les places publiques et églises emblématiques).

Direction la montagne : l’observatoire à Boutilliers pour apprécier la vue à 180 degrés sur toute la ville, les forts Jacques et Alexandre; Kenscoff, Furcy et leurs gîtes de montagne;

En direction de l’est :

  • Dans la plaine du Cul de Sac, suivre les traces des Habitations sucrières,
  • Le Parc historique de la canne-à-Sucre pour mieux appréhender la période coloniale;
  • L’usine de Barbancourt, et le Village artistique de Noailles ( une vraie surprise ! ),
  • Les Guildives artisanaux ( centre de production de Clairin),
  • Le Lac Azuei jusqu’à la frontière haitiano-dominicaine;
  • En direction de l’ouest (péninsule sud) _ Léogâne : ses raras et son clairin;
  • La région des Palmes (les “Goaves”) aux plages féeriques ( Taino beach, Kokoye, Bananier ) et aux montagnes luxuriantes (visitez l’Hotel Villa Ban Yen et le village écologique);

3) Sur la Côte Sud/Cote Caraïbes :

  • Arrêt à Aquin (ville et excursion vers les îles dont la magnifique Grosse Cayes)
  • St-Louis du Sud et ses fortifications du 18ème siècle (théâtre d’une des plus décisives batailles navales entre la France et l’Angleterre)
  • Excursion vers les îlets aux plages insoupçonnées, il y en a vraiment pour tous les goûts (agitées ou calmes, pour les amoureux de la solitude comme des foules;
  • L’îlet la Trompeuse, la Baie du Mesle, Kokoye Anglade ou Morisseau sont chacune spéciale)
  • La ville des Cayes (centre-ville historique et la fameuse Plage populaire de Gelée et son poisson ou homard boucane),
Baie du Mesle, partir à haiti
Baie du Mesle – Haïti. Crédit photo : Caleb George Morris – Twitter @SEEMORis
Les Cayes – Haïti. Crédit photo : Compte Instagram @Meesty
  • Excursion en mer vers l’Ile a Vache et/ou excursion terrestre vers Port-Salut pour la baignade en mer et la marche sur des kilomètres de plage de sable fin bordée de cocotiers.
Ile  a vache, haiti tourisme
L’Ile a Vache Haïti – Source : Ministère du Tourisme Haïti

Ne pas rater le ciel étoilé de Port Salut à la nuit tombée, c’est un spot inoubliable pour les amateurs du ciel.

port salut haiti
Hôtel de plage, Port-Salut – Haïti – Source : Ministère du Tourisme d’Haïti
  • Continuez vers Port-a-Piment et la mythique grotte Marie-Jeanne; retournez sur vos pas, direction le Pic Macaya (au centre du Sud, plus de 2347 m d’altitude ! Écosystème et paysages extrêmement riches, rares et fragiles).
  • A ses piémonts, Camp-Perrin et au moins deux sites majeurs (Saut Mathurine et la Grotte Kounoubwa)_ La citadelle des Platons à Chantal ( la citadelle du sud !). Les paysages y sont à couper le souffle !

Direction la Grande-Anse : la tropicale, la luxuriante. Sa rivière Grande-Anse et les autres dessinent des paysages presqu’amazoniens et vous font replonger dans la période précolombienne, ou tainos vivaient tranquillement et dégustaient les succulents fruits du terroir.

  • Visiter la Jeremie d’aujourd’hui à mille lieux des Dumas et de leurs trois mousquetaires;
  • Au centre-historique de Jeremie, on y trouve une des plus anciennes cathédrales de brique rouge du pays, quelques Gingerbread survivotent. La sublime plage Anse-D’Azur et les petites ville-perles Dame-Marie, Anse-d’Hainault, feront de vous c’est sûr, un grand poète.

4) L’axe de L’amitié PAP-Côte Sud-Est

Avec sa ville phare, Jacmel, labellisée Ville Créative de l’UNESCO, c’est un plongeon dans la culture et le bon vivre à l’haïtienne.

  • Son Centre-ville historique, en partie restauré, sa riche architecture, sa promenade de bord de mer inspire les amateurs de jazz et de littérature
  • Il faut manger le poisson grille de Lakou NY, circuler dans la ville en utilisant les passages “secrets” (ruelles en escaliers décorés),
  • Visiter la mairie, la Villa Alexandra (maison fantasmagorique ayant inspirée le chef d’oeuvre du célèbre roman de René Depestre “ Hadriana dans tous mes rêves”),
  • Plonger dans le fameux Bassin Bleu;
  • Se Baigner à Ti Mouillage et à Kabik ou y faire du Surf,
  • Déguster la langouste à Raymond les bains, et le rhum sour de l’hôtel Florita.

Attention, vous serez envoûté par la magie de Jacmel…Le tambour des vagues y sera surement pour quelque chose.

5) Retour sur Port au Prince-Départ

Pour quitter Haïti, je dirais qu’il faut remonter par palier, comme en plongée. Faire les boutiques d’artisanat, les librairies et/ou un atelier d’artiste et puis profiter de la vue, entendre roucouler le créole, rêvasser à l’hôtel Montana un bon roman haïtien contemporain dans une main et dans l’autre un verre de rhum Barbancourt est la meilleure des méthodes.
On apprécie son séjour, on classe ses plus beaux souvenirs et on se jure d’y revenir.

Le Mupanah est un indispensable pour comprendre l’histoire d’Haïti mais aussi l’art haïtien selon les périodes; Le Bureau National d’Ethnologie est également un must pour les aspects culturels/cultuels et ethnologiques; Le champ de mars et les bustes des héros de l’indépendance sont impressionnants.

Mais en réalité, c’est le pays tout entier qui est un musée à ciel ouvert, car les vestiges du passé, sont omniprésents, ainsi que l’art haïtien.

Des adresses pour savourer la gastronomie haïtienne ?

De même, la gastronomie haïtienne, avec les multiples spécialités locales est très accessible. Il ne faut pas repartir sans avoir mangé le lalo de l’Artibonite et le tom-tom de Jérémie…

Il faut déguster les acras du Yanvalou, goûter au maïs moulu djondjon spécial de Papaye, et le poisson du coin des artistes. Les restaurants gastronomiques et plus conventionnels sont nombreux, on y mange bien à peu près partout (voir les recommandations dans les guides touristiques);

Le mieux sinon, pour les grands amoureux de gastronomie c’est de venir en Haiti durant le Festival Goûts et saveurs d’Haiti

Des adresses pour photographier des plages paradisiaques ? Ecouter des orchestres de Kompa ?

Voir les circuits définis précédemment, partout (surtout une fois en province) le photographe sera servi en paysages naturels pittoresques.

Pour écouter et voir les orchestres de konpa, voir la programmation événementielle annuelle.
Les fêtes champêtres du nord au sud, de l’est à l’ouest sont les meilleurs moments. Toutefois, il vaut mieux planifier ses sorties une fois sur place, car ces calendriers sont très dynamiques.

Des pancartes très colorées sont toujours visibles aux coins des rues et indiquent les informations utiles au moins une semaine à l’avance. Les groupes musicaux de konpa sont très nombreux ainsi que les promoteurs.

Kreyol La TJO ZENNY
TJO ZENNY du groupe de Konpa Kreyol La | Photographe : Georges Daniel DELPECHE

Des adresses pour acquérir des produits typiques d’Haïti ?

La rue est le 1er des lieux car la rue haïtienne est constamment une foire; mais les ateliers-boutiques de Jacmel sont des incontournables; on trouve des souvenirs également à l’aéroport Toussaint Louverture, au marché en fer (patrimoine architectural restauré après le séisme).

Le Village artistique de Noailles est très connu pour sa spécialité de pièces en fer découpé (d’ailleurs il vient d’être reconnu et classé dans la liste du patrimoine national immatériel) ;

le Centre Artisanal haïtien (à Pacot) est le creuset des produits artisanaux de toutes les régions.

Sinon, les boutiques des hôtels et restaurants (Marriott, Florita, Satama, Caribe, Quartier latin, Cafe 36, etc.) sont généralement très achalandées et on y trouve des objets très remarquables et attrayants.

La boutique Kay Atizan à Pétion Ville, ou encore sur la route de l’aéroport, l’atelier de Pascale Theard, sont autant de lieux où la créativité haïtienne s’exprime dans toutes les matières et sous tous les formats; Il y a plusieurs foires artisanales, dont l’une des plus fameuses est Artisanat en fête qui se tient en octobre (voir le calendrier des événements), c’est un moment idéal pour apprécier la diversité et les évolutions dans la production artisanale.

Artisanat en Fete Haiti Tourisme
Artisanat en fête Haïti – Source : Ministère du Tourisme Haïtien

Pour les œuvres d’art, tableaux, sculptures et autres, les galeries d’art et les ateliers des artistes en vogue sont idéaux, si on recherche des œuvres uniques.

Portrait de NAOMI OSAKA (championne mondiale de Tennis) réalisé par l’artiste Olig’ART
Credit Photo : MARLEY DOMECK

Se référer aux guides touristiques, sinon contactez les opérateurs culturels pour des conseils plus avertis et une mise en relation avec les galeries ou les artistes :

Georges Daniel D : Merci beaucoup pour cet échange très enrichissant, Madame la Ministre.

Christine STEPHENSON : Merci à vous. Au plaisir de vous revoir à Haïti, je vous souhaite un bon parcours photographique.

Entretien réalisé par Georges-Daniel DELPECHE

Repérage mariage au château de Saulnat

Nous sommes le 26 Juin 2018, il est 18H30 et je me dirige au château de Saulnat pour un repérage avec mes futurs mariés. Marine et Alexis ont en effet choisi de convier leurs proches dans ce magnifique lieu situé à Cellule (Auvergne).
Ce n’est pas toujours le cas, mais avant de réaliser un reportage photo de mariage, je n’hésite pas à me rendre directement sur les lieux du mariage pour y étudier les meilleurs angles de vue, la lumière, etc.

L’objectif étant de laisser le minimum de places au hasard et essayer de tout anticiper avant le jour J. Mais bon, je m’égare, retournons au Château de Saulnat…

Repérage photo de mariage au château de Saulnat

Arrivés sur les lieux, Marine et Alexis avaient également pris soin de convier également à ce rendez-vous, DJ MIRAGE et le vidéaste Dude Production. Très connu en Auvergne et sur la scène internationale, c’est la première fois que je rencontrais DJ MIRAGE. Dude Production, en revanche, je le connaissais bien. Nous avons couvert ensemble un événement sportif contre les cancers masculins (la COURSTACHE), pour ne rien vous cacher c’est moi qui l’avait conseillé aux mariés. Son travail m’avait beaucoup plu.

C’est donc tous ensemble, que nous franchissons le portail du château de Saulnat. A peine entrés, nous apercevons, l’hôte du château, Mr Calvet venant à notre rencontre avec une voiturette de Golf blanche.
Je souris malicieusement, peut-être un peu trop car mes mariés devinent à l’instant que je suis en train de les imaginer dans cette voiture durant le jour J. Ils n’ont pas tort, je suis également un fan de photos de mariage Fun.

Couple chateau de saulnat
Mariés au château de Saulnat – Photo prise le jour du mariage

Gite et Salle de Réception du Château

Aussitôt les présentations faites, la visite débute et je dois avouer que je ne pouvais rêver mieux pour une visite de repérage. A ma demande, nous commençons par le gite du château situé à l’extérieur, en effet pour ne pas avoir besoin de se déplacer après la réception, les mariés ont réservé des chambres. Je tenais à le visiter car le jour J, il me faudra photographier les préparatifs du marié dans l’une des chambres.

preparatif chateau saulnat
Préparatifs du marié au Gîte du château de Saulnat- Photo prise après le repérage

Nous continuons la visite par la salle de réception. Une salle de 200 mètres carrés, pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes et marquée par l’originalité de ses voûtes, sa cheminée en pierre de Volvic et des tableaux retraçant la vie du château.

Parc du Château de Saulnat

La visite est ensuite alimentée d’anecdotes et de conseils très précis. A titre d’exemple, après avoir choisi avec les mariés, le lieu où ils se découvriront, le propriétaire me guide sur les meilleurs angles possibles afin de capter les mariés et avoir la meilleure lumière. Je prends des notes et n’en perds pas une miette.

Mariage château saulnat
Découverte des mariés au château de Saulnat
Photo prise le jour du mariage

Mariés Chateau de saulnat
Séance photo de couple au château de Saulnat
parc du château
Couple de mariés au parc du château de Saulnat


Nous visitons le domaine dans ces moindres recoins. Je ne pense pas me tromper en affirmant que l’atout majeur de ce lieu réside dans ce magnifique parc de plus de 4 hectares.
En effet, pendant que j’imagine les différentes postures des mariés au sein du parc pour les photos de couple ; je peux voir leurs yeux briller en écoutant Mr Calvet indiquer le meilleur placement pour l’installation de la tente stretch (Renon Location) qui accueillera les invités pour le cocktail. Je les comprends car connaissant leur professionnalisme. Je sais d’avance que le décor sera splendide.

Chateau Saulnat Mariage
Mariage au château de Saulnat – Tente Stretch de Renon Location

Nous terminons par une visite dans le château. Si nous le souhaitons, le propriétaire nous propose le jour j de pouvoir effectuer des dans certaines pièces du château le jour. Il m’indique également qu’il me sera possible de me placer sur le balcon du château afin d’obtenir une photo de groupe en contre-plongée.

La visite étant achevée, les propriétaires du château de Saulnat, Mr et Mme Calvet nous invitent chaleureusement à prendre une collation avant de repartir. La vie du château est à nouveau retracée par son histoire et anecdotes. Nous avons ainsi un avant-goût pour le jour J qui s’annonce festif. Je regarde par hasard ma montre, il est 22H45 et je n’ai pas vu le temps passé une seule fois.

 « Merci encore à vous deux, Mr & Mme Calvet pour cette visite et accueil chaleureux. Vous m’avez aidé à mieux préparer le Mariage d’Alexis et Olivier. Je vous dis à très bientôt car je serai à nouveau dans vos murs en 2019 pour un autre mariage dans votre château ».

Contact du château

www.chateau-saulnat.fr | Adresse :  12 rue du Château | 63200 SAULNAT CHAMBARON-SUR-MORGE

Interview avec le traiteur les Tabliers Rouges

Quand vous êtes à la recherche d’un traiteur à clermont ferrand (région Auvergne Rhône-Alpes) pour un mariage ou un événement particulier, il vous sera difficile de ne pas recevoir d’échos sur les Tabliers rouges. Il y’a quelques jours encore, en tant que photographe de mariage, j’accompagnais mes futurs mariés pour un repérage au château de Saulnat et je dois dire que le récent passage de l’équipe des tabliers rouges était encore palpable. En effet, les hôtes de ce magnifique lieu n’ont pas tari d’éloges sur la prestation des tabliers rouges. Depuis un petit moment déjà, j’avais prévu de rencontrer Mickaël Favier et Alexandre Humbert, les créateurs des tabliers rouges. Je tenais à en savoir un petit peu plus sur leur notoriété sans cesse grandissante et pour ne rien vous cacher, l’envie de goûter une de leurs créations culinaire pour le gourmand que je suis était elle aussi grandissante.

Après de multiples échanges afin de faire concorder nos emplois du temps, rendez-vous est pris pour les suivre durant un mariage en temps réel sur une journée type. Merci encore à vous deux, pour le temps consacré aux questions et aux mariés d’avoir accepté de « m’incruster ».

les tabliers rouges
Toasts de jambon d’Auvergne – Choux au saumon et chantilly d’aneth – Macarons chèvre frais – Verrines de poivrons, tomates et poulet – Cuillères de rillettes de thon et piment d’Espelette

Dans les coulisses avec le traiteur les Tabliers Rouges

Georges-Daniel : Bonjour, Alexandre et Mickaël, pouvez-vous me raconter l’histoire des « Tabliers Rouges » ?

Les Tabliers Rouges : L’histoire des Tabliers Rouges est partie d’une envie de déviation et de renouveau. Avant cela, nous avions géré pendant près de 10 ans, une société de production et de diffusion de spectacles : L’Atelier d’en face à Vichy. Lorsqu’en 2014, nous avons décidé de créer cette entreprise de traiteur et d’organisateur d’événements, c’était pour nous se remettre en mode challenge. Nous avions envie de créer autre chose. Comme nous avions de bonnes bases en relations professionnelles dues à notre ancien métier de producteur, que pour Mickaël, la cuisine était aussi dans ses cordes grâce à divers postes en hôtellerie restauration, que pour Alexandre, la communication et lui ne faisaient qu’un grâce à son parcours dans différentes sociétés de production de spectacles, nous avons beaucoup réfléchi et l’idée de créer Les Tabliers Rouges est arrivée.

Qui gère : l’organisation, les recettes culinaires ?

L’organisation en cuisine est gérée par Mickaël qui s’occupe également de la relation avec les clients. Ainsi, il n’y a aucun autre intermédiaire. Ce qui rend le contact plus agréable ! Il s’occupe de la recherche de produits à cuisiner, prépare dans son atelier et ensuite, nous partons sur les lieux de réception pour des cocktails, des repas. Les propositions culinaires, la carte, les différents menus sont pensés et réalisés en commun, en fonction des envies exprimées par nos clients, les nôtres. Notre inspiration vient de la cuisine française mais également étrangère comme par exemple la cuisine mexicaine.

Quelles sont vos qualités respectives ?

La première chose, je pense, c’est l’écoute permanente. Nous écoutons beaucoup nos clients car c’est ainsi que nous aimerions être reçus nous-mêmes. Nous nous mettons à leur place.

La deuxième, c’est le professionnalisme. L’envie de bien faire les choses et de faire plaisir à tout moment. C’est une devise chez nous !

La troisième, c’est l’atmosphère que nous instaurons tout naturellement avec nos clients. Nous faisons toujours les choses avec le sourire et le cœur. Nous ne pouvons travailler que dans une ambiance détendue et sympathique. Les invités et nos salariés le ressentent.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce que vous faites ?

Nous aimons les propositions originales, le défi. Nous aimons aller travailler dans des lieux incroyables. Rencontrer des personnes de caractère, de cultures étrangères, de monde professionnel différents. Nous ne considérons pas notre métier comme un simple métier. Nous vivons intensément ce que nous faisons et qui nous sommes !

L’art culinaire en Auvergne selon les Tabliers Rouges

Quels sont vos plus grands challenges lorsque vous préparez un buffet ?

Notre premier grand challenge est de réaliser le côté cuisine dans les temps prévus. Ne rien oublier. Ensuite, c’est de s’installer dans les lieux de réception qui est une des parties délicates du métier. Et nous devons conjuguer avec, car c’est pour la bonne réussite des cocktails ou des repas que l’on nous confie.

Vous êtes plusieurs bons traiteurs en Auvergne-Rhône-Alpes. Comment arrivez-vous à vous démarquer ?

Nous tentons de toujours être à l’avant-garde de nouvelles choses, au goût de notre époque mais aussi de l’ancienne. Nous mélangeons tout cela. Nous diversifions sans cesse nos offres pour éviter de nous reposer sur nos lauriers.

Avec quels produits aimez-vous travailler ?

Mickaël aime travailler avec des produits dont il connaît les vertus et la provenance. Nous travaillons entres autres avec le Grand Marché de Vichy, le marché de Cusset et celui de Clermont-Ferrand. Comme notre métier nous prend beaucoup de temps, nous retrouvons nos producteurs là où ils se retrouvent pour la plupart. Nous pouvons parler d’1 petit coin de paradis (fleurs comestibles bio), des 3 Petits Cochons à Cusset, le fumage artisanal à Brugheas, la crémerie du Grand Marché de Vichy, le Bistro Paolo (producteur de produits italiens), le confiseur chocolatier Laviel à Cusset, un producteur de Charroux pour sa moutarde, les fromages d’Auvergne sans oublier les vins de Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne et autre produits de notre région Auvergne-Rhône-Alpes. L’union fait la force !

traiteur les tabliers rouges
Mickaël Favier – Les Tabliers rouges

La recette ou réalisation dont vous êtes le plus fier ?

Chaque nouvelle phase de préparation en cuisine est une fierté ! C’est incroyable la chimie naturelle qui opère quand on mélange de simples produits pour en obtenir un plat. Qui a déjà pensé à cela ? Comment l’association de 3 produits peuvent mutuellement faire ressortir le meilleur de chacun des autres pour régaler nos papilles ! Etre capable de bien cuisiner pour 300 personnes ou plus n’est en rien une fierté. Elle pointe en revanche son nez quand on a connaissance par la suite de la satisfaction de nos clients avec les messages qu’ils nous laissent. En fait c’est toute la recette que nous vous livrons depuis ces quelques questions qui est notre plus grande fierté !

Votre accord met et vin préféré ?

Le chocolat noir avec le Champagne

Où puisez-vous votre créativité pour la réalisation de vos mets ?

Nous puisons notre créativité principalement dans la cuisine traditionnelle car c’est ce que nous aimons particulièrement et avec laquelle nous avons toute notre éducation. Nous puisons aussi dans nos mémoires pour retrouver les goûts de notre enfance ou suivons les orientations de nos clients les plus pointus (végan, recettes régionales lointaines…). Nous aimons également allier cuisine traditionnelle et étrangère. L’idée étant de regrouper toutes nos recettes et nos expériences culinaires.

traiteur les tabliers rouges
Sorbet au coquelicot, ananas, tartare de tomates et pastèque – Traiteur pour un mariage à Clermont-Ferrand – Les Tabliers Rouges

Y a-t-il des spécialités, des incontournables qui vous sont souvent demandés ?

Non pas vraiment car nos clients et nous tous, aimons beaucoup changer et essayer d’éviter de tout le temps de manger la même chose. Donc ils sont très avides de conseils et nous leur faisons donc des suggestions en fonction du repas ou du cocktail qu’ils organisent.

Un site ou lieu de réception coup de cœur ?

Nous en avons pleins ! Le Château La Canière, le Château de Maulmont, le Château de Beauvoir, le Domaine Royal de Randan, l’Opéra de Vichy… Impossible de tous les citer. Nous avons la chance par notre travail de découvrir des lieux incroyables, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes. Notre région peut être fière de son patrimoine.

Tabliers rouges Traiteur clermont ferrand
Tartare de Saint-Jacques aux agrumes et gambas réalisé par le chef cuisinier Mickaël Favier – Traiteur Les Tabliers Rouges

Un événement marquant à citer durant l’une de vos prestations ?

Nous répondons : La rencontre avec nos mariés le jour J est toujours pour nous, une grande émotion. Nous avons travaillé ensemble pendant plusieurs mois à l’élaboration de leur événement et il est beau de voir le fruit de cette collaboration prendre forme dans ces lieux et parmi ces invités. Un autre événement, la rencontre avec certains artistes comme Muriel Robin qui nous a marqué par sa gentillesse et sa disponibilité avec nous. Julien Doré également a été adorable avec nous.

L’opportunité vous est proposée de choisir votre prochain client, en France ou à l’étranger : pour qui adoreriez-vous travailler ?

Nous aimerions réaliser l’organisation d’un mariage ou tout autre événement à l’étranger. Nous avons des projets dans ce sens. On se prend à imaginer d’organiser un mariage, un repas à l’extérieur de la France. Défendre notre cuisine et notre créativité événementielle à l’étranger !

Traiteur clermont ferrand tabliers rouges
Alexandre Humbert et Mickaël Favier. Fondateurs des Tabliers Rouges

Un mot pour finir ?

Pour terminer, nous tenons à te remercier de t’intéresser à notre métier de traiteur et d’organisateur d’événements. Nous sommes ravis de t’avoir reçu sur un de nos mariages pour que tu puisses réaliser ton reportage. Nous espérons te revoir et même collaborer ensemble sur un événement.

Quand à vous lectrices et lecteurs, n’hésitez pas à venir nous poser toutes vos questions même les plus folles sur notre site : www.lestabliersrouges.fr

JOËL WILLIAMS – MILC MAGAZINE

Joël Williams est un jeune entrepreneur Ivoirien et Directeur de publication de MILC Magazine. MILC magazine est une publication bimestrielle qui met en avant l’Afrique à travers la mode, la culture (musique, art, etc) et ses nombreux talents.
Âgé d’à peine un peu plus d’1 an, MILC Magazine est aujourd’hui devenu incontournable dans l’univers de la mode en Côte d’Ivoire et sans surprises, ce magazine a obtenu l’an passé le prix de meilleur media pour la promotion de la mode Africaine. Rencontre avec son Fondateur… Joël Williams

Interview avec Joël Williams de MILC MAGAZINE

Partie 1 : MILC MAGAZINE

Georges DanielBonjour Joël Williams, peux tu te présenter en quelques mots pour ceux et celles qui ne te connaissent pas encore ?

Joël Williams (MILC magazine) : Je suis Joël WILLIAMS, Fondateur Directeur Général de Milc Agency et par ailleurs Directeur de Publication de Milc magazine, produit de l’agence.

Joel williams
Joël Williams by Georges Daniel photographe

 

D’où vient le nom de MILC, comment l’idée de ce nom a t’elle germé ?
D’abord, il faut notifier que Milc est un sigle, il signifie Management Image Luxe Communication. Après mon master d’école de commerce et mon MBA spécialisé en management de luxe à Paris, j’ai décidé de rentré en Côte d’ivoire et de m’impliquer dans le management de luxe, c’est comme cela que j’ai créé Milc. L’idée était de promouvoir toute forme d’art africain et moderne. J’aime dire que c’est de l’afro-modernisme.

De la création à l’impression, MILC est un produit 100% Ivoirien. MILC aujourd’hui dispose de combien de collaborateurs ?
Milc magazine est un jeune bimestriel qui fait la promotion de la mode et de l’afro-culte. C’est vrai que nous éditons en Côte d’Ivoire mais nous faisons la promotion du made in Africa. J’aime bien penser que c’est le vogue Africain.  Jusqu’à présent, je n’avais pas encore vu de magazines de mode africains. Les magazines de mode présents avait surtout pour référence le style occidental. Mon objectif était d’en créer un. Aujourd’hui, nous disposons d’une dizaine de collaborateurs. Nous travaillons également avec des blogueurs.

joel williams
Joël Williams – Shooting pour MILC MAGAZINE

Quelle qualité apprécies-tu le plus chez un collaborateur ?
Ce que j’aime apprécier chez un collaborateur, c’est le dynamisme, le sens du travail bien fait, la capacité à anticiper mais surtout l’honnêteté. J’estime que ce dernier facteur détermine la confiance dans la collaboration.

A ton avis, quel est le secret pour qu’un magazine de mode puisse rester à la mode ?
Je pense qu’il faut avoir la capacité à innover (créativité). Il faut être à l’afflux des nouvelles tendances, ne pas rester renfermé ou dans une bulle. Mais aussi prendre exemple sur les grands magazines qui ont déjà fait leurs preuves.

Chaque numéro est évidemment unique pour toi mais quel numéro MILC t’a le plus marqué depuis la création de ce magazine ? 
Tous les numéros sont évidemment aussi particuliers les uns que les autres. Mais le numéro 5 avec Lejenke (styliste de grandes stars américaines) en couverture m’a énormément marqué. Nous sommes le premier magazine à avoir mis cette icône mode en couverture dans le monde. Je pense que ça été une grande fierté pour toute la rédaction.

Elles sont sûrement nombreuses mais peux-tu nous citer quelques personnalités que tu aurai souhaité mettre en valeur sur Milc Magazine ?
Inna modja : pour moi elle incarne la femme africaine moderne parfaite, naturelle belle et émancipée, Lupita nyongo, Rihanna et beyonce parce qu’elles sont incontournables dans la société aujourd’hui.

atasia dia milc magazine
MILC MAGAZINE N°7 | Modèle à l’affiche ATASIA DIA

MILC magazine est t’il disponible uniquement en Côte d‘Ivoire ?
Pour l’instant le magazine est vendu uniquement en Côte d’Ivoire mais on travaille à sur le produit de son extension. Il sera disponible bientôt dans plusieurs pays. Vous aurez les détails au moment venu.

Partie 2 : La Mode par Joël Williams

Qui est selon toi la plus grande légende de mode encore vivante ?
Naomi Campbell, elle si belle ! Elle traverse le temps et emmène avec elle le style. Elle est toujours d’actualité.

Quel est ton premier souvenir de mode ?
Mon premier défilé haute couture que j’ai fait était le défilé de Gosia Baczyńska.

Quelles sont tes influences africaines en matière de mode ?
Mes influences africaines proviennent en majorité de la culture akan avec ses matières particulières et ses couleurs vives je suis un adepte de la royauté akan, très Goldy

Si tu ne devais garder que 5 pièces mode ? Que choisirai tu ?
Un perfecto parce que c’est indemodable, un costume ajusté, des sneakers basse louboutin et un jean destroy

Certains pensent, comme Carine Roitfeld pour ne pas la citer que « L’élégance ne s’apprend pas. On l’a ou on ne l’a pas. » , qu’en penses tu ?
Je suis de ceux qui pensent optimisme. On peut apprendre à être élégant et se construire une image de marque si on veut. Avec la volonté tout est possible !

joel williams
JOEL WILLIAMS – AKAN STYLE

 

Partie 3 : Joel Williams…

Si tu devais avoir une autre carrière, qu’aurais tu choisis ?
Je me serai certainement lancé dans l’audiovisuel.

Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné qui te sert encore à ce jour ?
Etre moi-même

joel williams milc
JOEL WILLIAMS pour le magazine POINTURE

 

Que trouve t’on sur ton bureau qui t’est spécifique ?
La photo de mon Fils Kherann, c’est la personne la plus importante à mes yeux et la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée, il est aussi ma source de motivation !

A quoi ressemble une de tes journées quand tu ne travailles pas ?
Quand je ne travaille pas je passe beaucoup plus de temps avec mon fils.

Quel est ton carnet d’adresses en Côte d’Ivoire, pour t’évader, t’amuser, de bons repas ?
Quand je ne travaille pas, ma destination préférée est Assinie. J’y vais la plupart du temps pour m’évader après les longues journées de travail.

Merci Joel Williams pour le temps accordé, le monde est petit, j’ai appris également que tu avais débuté tes études à Clermont Ferrand tout comme moi. N’hésites pas à me contacter dès ton prochain passage en France, ce serait un plaisir d’organiser un shooting photo avec toi.

 

Pour en savoir plus sur MILC MAGAZINE : https://www.milcmagazine.net/

Renon location : spécialiste des tentes de réception

Aujourd’hui, je vais peindre le portrait de l’enseigne Renon Location. Cette structure, installée en Auvergne est spécialisée dans la location de tentes, de chapiteaux et de barnums destinés aux grands événements (mariages, réceptions, salons, etc.).  Je connais bien Pauline K, l’un des dirigeants de Renon Location. Nous étions auparavant collègues dans une agence digitale et nous avons également collaboré pour un de mes reportages photos. Il y’a deux ans à peu près, Pauline m’annonçait qu’elle s’associait avec Hugo Renon afin de créer Renon Location. Je suis admiratif de leur projet car depuis, le succès de Renon Location auprès de particuliers et entreprises ne cesse de croître. Il m’arrive même d’en profiter car je suis parfois recommandé par Renon Location en tant que photographe de mariage. Voici quelques questions pour en savoir plus sur leurs différentes activités.

Interview avec les dirigeants de Renon Location

Georges Daniel : Bonjour Pauline, pourrais-tu nous présenter en quelques mots Renon Location ?

Renon Location : Renon Location entame sa 3ème saison cet été. Nous faisons de la location de matériel de réception en tous genres : des chapiteaux, parquet, mobilier, chauffages aux plantes vertes pour décorer nos structures. Nous sommes spécialistes des tentes stretch, toiles magnifiques avec un effet « wow » assuré, nouvelles générations qui sont très appréciées pour une réception inoubliable.

tente stretch mariage
Location de tente de mariage avec RENON LOCATION

 

Georges Daniel : Comment avec Hugo, l’idée de créer Renon Location a-t-elle germé ? Pourquoi ce secteur en particulier ?

Renon Location : Hugo avait déjà créé une entreprise individuelle et avait quelques barnums classiques blancs. De mon côté je voulais l’aider à développer son entreprise pendant mon temps libre et puis c’est devenu presque une obsession, nous avons découvert les tentes stretch dont nous sommes tombés sous le charme et c’est à partir de ce moment-là, que l’on a décidé de s’associer pour créer une entreprise plus importante, capable de couvrir des événements plus grands et proposant des tentes de réception assez rares et insolites qui apportent un nouveau souffle sur le marché de la location de structures.

Georges Daniel : Votre activité concerne-t-elle uniquement la région Auvergne Rhône-Alpes ? Quels sont vos clients principaux ?

Renon Location : Nous travaillons finalement assez peu dans notre belle région, je dirai que 60% de nos clients se trouvent hors des frontières de la région Rhône-Alpes. Nous rayonnons dans toute la France et la Suisse, nous n’avons pas de domaine de prédilection car les lieux de réceptions sur lesquels nous sommes appelés changent chaque année.

location chapiteau mariage renon location
Location de chapiteau de mariage – RENON LOCATION

 

Georges Daniel : En dehors de la location de chapiteau & barnum quels sont vos produits/équipements phares ?

Renon Location : Nous louons beaucoup de parquets, mobilier de tables, chaises et mise en lumière des structures avec spots classiques, guirlandes féeriques et/ou guirlandes guinguettes. Mais aussi des estrades/scènes pour un orchestre par exemple, des salons de jardins pour aménager un espace cocktail, etc… les clients n’hésitent pas à nous demander tout ce qui leur vient en tête et notre stock se construit en fonction des demandes répétées.

Georges Daniel : Prodiguez-vous également auprès de vos clients des conseils pour leur décoration ? Travaillez vous avec d’autres prestataires ?

Renon Location : En effet souvent nos clients ne savent pas trop habiller les tentes stretch par exemple car c’est un type de tente de réception rarement « déjà vu » donc nous n’hésitons pas à leur donner quelques pistes de décoration et idées-conseils. Nous n’avons pas de partenaires attitrés mais proposons à nos clients les services de prestataires selon la région dans laquelle se trouve la réception et les prestataires que nous connaissons et en qui nous avons confiance.

Georges Daniel : Quelle est votre journée Type avec un client ? Combien de temps durent en moyenne un diagnostic et une installation chez un particulier ?

Renon Location : Il n’y a pas de journée type dans l’événementiel, aucune journée ne se ressemble. La constante est de savoir s’adapter aux imprévus et dans la bonne humeur !

Georges Daniel : Il y a-t-il une différence entre le matériel que vous installez chez les pros et chez les particuliers et si oui laquelle ?

Renon Location : Le matériel loué aux professionnels et aux particuliers est le même, tous le monde mérite la même qualité !

 

location chapiteau barnum
Location de Chapiteau & Barnum RENON LOCATION

 

Georges Daniel : Sans vouloir faire de jaloux, quelle installation aimez-vous mettre le plus en scène ?

Renon Location : Nous aimons beaucoup monter nos tentes stretch avec au moins 2 angles au sol, les petites guirlandes pour un esprit champêtre féerique réussi et un espace avec notre parquet vernis épicéa pour se déhancher jusqu’au bout de la nuit !

Georges Daniel : Avez-vous une petite anecdote amusante (arrivée lors d’un mariage par exemple) à nous faire partager ?

Renon Location : Les futurs mariés au bord de la crise de nerfs pour le choix de placement de leurs tables !

Georges Daniel : Quels sont les nouveaux concepts tendances en terme de matériel/décor pour l’année 2018 ?

Renon Location : Pour 2018, le mariage champêtre-chic reste de rigueur, tout ce qui rappelle la nature est encore très en vogue cette année, c’est pour cette raison aussi que nos tentes stretch avec un coloris sable sont juste parfaites pour ce type de réception !

tente réception mariage renon location
Tente de réception de mariage – RENON LOCATION

Georges Daniel : Organiser un mariage ou grand événement est bien souvent un casse-tête. Quels sont vos conseils pour organiser cet événement sans stress ?

Renon Location : Toujours garder son calme en se disant qu’il y a toujours une solution, c’est peut-être simplement qu’elle n’a pas encore été trouvée ! Le sang-froid est très important car cela peut vite être compliqué de gérer des gens stressés pour des événements dans lesquels parfois beaucoup de monde donne son avis et personne n’est jamais vraiment d’accord…

Georges Daniel : Merci à vous deux et bon courage pour la suite…

Renon Location : C’est nous qui te remercions… A bientôt

 

Malaurie Eugénie – Une Miss en Nouvelle Aquitaine

A 19 ans, Malaurie Eugénie, jeune modèle Girondine remportait le titre de Miss Bassin d’Arcachon en 2013. Par la suite, Malaurie Eugenie remporta pas moins de 3 titres de beauté : 1ère dauphine de Miss Médoc 2014Miss Aquitaine 2014 et 3ème dauphine de Camille Cerf (Miss FRANCE 2015). Etant très souvent de passage en région Aquitaine, j’ai déjà eu la chance de pouvoir la photographier pour une enseigne et je dois dire que j’avais beaucoup apprécié sa simplicité et humilité. Aujourd’hui, j’ai l’occasion à travers une interview de pouvoir mieux la connaître et surtout connaître ses projets actuels et futurs.

Interview avec Malaurie Eugénie

Georges Daniel :  Bonjour Malaurie, de mémoire et si je ne me trompe pas, ton aventure de Miss a débuté par un pari, peux tu m’en dire plus ? 

Malaurie Eugénie : Bonjour, oui en effet, cela a bien commencé par un pari et avec ma maman en plus ! C’était un joli jour de balade dans un marché, en s’extasiant devant un stand de belles robes de soirées que ma mère s’est exclamée de manière très spontanée : wouawe, quelles jolies robes, je m’en achèterais bien une, mais je n’ai pas d’occasion de la mettre. Avec son regard, j’ai vite compris qu’elle avait une idée derrière la tête… Elle m’a proposé de m’inscrire à une élection pour qu’elle puisse porter sa robe, je n’ai pas pu résister. C’est alors que tout s’est enchaîné…

Georges Daniel : A ton avis, quels ont été tes points forts qui t’ont permis d’obtenir ces titres de beauté ?

Malaurie Eugénie : La persévérance probablement, mais c’est certainement grâce à ma joie de vivre et l’envie de démarrer cette nouvelle aventure. L’occasion de bien s’amuser !!

Georges Daniel : Que gardes-tu comme plus beau souvenir en tant que Miss ?

Malaurie Eugénie : L’élection de Miss France et surtout le voyage de préparation à Punta Cana en République Dominicaine. Les rencontres avec les miss qui sont devenues mes copines, j’ai des souvenirs plein la tête de ces 5 jours intensifs.

Georges Daniel : Une petite anecdote survenue durant ton parcours de Miss ?

Malaurie Eugénie : Mon frère a failli rester coincé avec moi dans le train pour partir à Paris et débuter l’aventure Miss France. Il a voulu porter mes bagages mais il est sorti à temps avant que les portes ne se referment sur lui.

Georges Daniel : As-tu des Miss de Référence ?

Malaurie Eugénie : Flora Cocquerel, Marine Lorphelin et Demi-Leigh Nel-Peters, l’actuelle Miss Univers.

Georges Daniel : As-tu des petites astuces beauté ?

Malaurie Eugénie : Une peau bien hydratée ! Et se rincer le visage à l’eau fraîche chaque matin pour décongestionner les petites poches sous les yeux. Un peu de baume pour les lèvres hydratant avant chaque nuit, on évite d’avoir la bouche desséchée et gercée, ce n’est pas agréable, ni joli !

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Malaurie Eugénie | crédit photo : Guillaume Gilles | Robe : ELSA GARY

 

Georges Daniel : Tu ne sors jamais de chez toi sans…

Malaurie Eugénie : mon portable ! J’ai toujours des photos à prendre.

Georges Daniel : Quand je t’ai connue, tu entreprenais en parallèle des études en Biologie & Biochimie. Est-ce toujours le cas ? Un projet en particulier en ce moment ou à la fin de tes études ?

Malaurie Eugénie : Je suis désormais en deuxième année de Master de Biochimie Biologie Moléculaire et actuellement en stage de recherche en Cancérologie dans un institut Européen. Je passerais début d’été le concours pour l’école doctorale pour faire une thèse (croisons les doigts). En parallèle, j’ai toujours un pied dans les élections… Je suis passée aussi dans la partie artistique. L’année dernière je me suis occupée de l’entraînement des candidates sur toutes les élections en Aquitaine. Cette année je reviens avec ma propre composition musique et chorégraphie pour le passage en robe de soirée pour les élections locales de Miss Aquitaine. Je serais toujours présente pour le show Miss Aquitaine avec les 3 dernières Miss Aquitaine, on vous prépare un show de folie. J’en profite pour dire que vous pouvez venir nous voir ce samedi 28 avril pour l’élection de Miss Bordeaux, nous vous attendons nombreux. Je serais également une des présentatrices de l’élection Miss Biganos le samedi 19 mai, sur le Bassin d’Arcachon. Bon moment garanti !

Georges Daniel : Dis-nous quelque chose sur toi que personne ne pourrait deviner ?

Malaurie Eugénie : J’éternue dès que je mange du chocolat. C’est de famille ! J’en suis pourtant pas allergique, ça serait bien dommage parce que c’est mon péché mignon.

Georges Daniel : Quel est ton moteur dans la vie ?

Malaurie Eugénie : Le soleil haha ! sans soleil je suis de mauvaise humeur et je ne peux rien faire (mon papa est Réunionnais, peut être que ça vient de là).

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Modèle Malaurie Eugénie | crédit photo : Dony Jégou

 

Georges Daniel : Que détestes-tu par-dessus tout ?

Malaurie Eugénie : L’injustice, cela me met hors de moi.

Georges Daniel : Je sais que tu es également une passionnée de danse, un style de danse préféré ?
Malaurie Eugénie : Ragga, hip hop. Les sons qui font très summer !!

Georges Daniel : Une autre activité favorite après la danse ?

Malaurie Eugénie : La photo, je suis capable de me balader seule pour prendre n’importe quoi en photos, aussi bien les paysages que les portraits. Bon le make up, c’est aussi une grande passion, j’envisage de créer mon propre blog pour lier les deux !

Georges Daniel : La musique que tu écoutes en boucle en ce moment ?

Malaurie Eugénie : Nicky Jam et J. Balvin – X, elle me rend folle, je pense qu’on va beaucoup l’entendre cet été.

Georges Daniel : Aujourd’hui, l’aventure de Miss étant terminée, es-tu toujours sous les projecteurs ? A titre d’exemple, continue-tu de poser pour des photographes, créateurs ou marques ?

Malaurie Eugénie : Bien sûr, c’est un de mes moteurs dans la vie, ne faire que de la science ça ne me rendrait pas heureuse à 100%. J’ai fait la nouvelle campagne pour un spa sur Mérignac, Le Royaume des Sens. D’autres spa sont désormais en construction dans toute la France. J’ai eu la chance de faire la campagne Avril pour la marque Adopt’, on pouvait retrouver de grandes affiches en vitrines et dans les magasins de France. Je suis également représentante en Aquitaine pour la marque MontaigneParis, je reçois régulièrement de nombreuses chaussures à talons, plus belles les unes que les autres donc je post également beaucoup sur mon compte Instagram. D’autres shootings sont prévus mais je n’en dis pas plus, surpriiise…

Georges Daniel : A ce propos quels sont tes créateurs préférés ?

Malaurie Eugénie : Je suis beaucoup Balmain, Yves Saint-Laurent, Victoria Secret, bien sur MontaigneParis (les chaussures sont tellement confortables) ! des comptes de bijoux tels que APARANJAN, THA-MAKA. Au niveau Make up, je suis plus, Benefit, MAC, NYX, Too Faced, MAKE UP FOREVER.

Georges Daniel : Quels sont tes lieux préférés en Nouvelle Aquitaine ?

Malaurie Eugénie : Le Bassin d’Arcachon évidemment, ma deuxième maison, celle de mes parents. Et Bordeaux, j’adore cette ville !! j’y suis pour les études, je ne m’en lasserais jamais.

Georges Daniel : Pour être au calme ?

Malaurie Eugénie : Des écouteurs dans les oreilles et je m’isole avec de la bonne musique.

malaurie eugenie
Malaurie Eugénie | crédit photo : Guillaume Gilles | Créations : ELSA CHAPITRE IV

 

Georges Daniel : Pour un bon repas ?

Malaurie Eugénie : Il faut que les parents cuisinent. Mon père est réunionnais, un côté exotique et ma mère est landaise girondine, un côté plus authentique haha !!! ben des deux côtés les repas sont absolument fantastiques !!

Georges Daniel : Pour une soirée entre amis ?

Malaurie Eugénie : En dehors de la Nouvelle-Aquitaine où te verrais bien vivre ? Je rêve de vivre à Los Angeles depuis toute petite. Pour le climat, les gens, la mentalité, la langue, les paysages et le rythme de vie. Bon.. vraiment pas pour leur exploits culinaires par contre …

Georges Daniel : Et pour finir, peux tu me citer un lieu où tu aurais souhaité être photographiée ?

Malaurie Eugénie : J’en citerais même plusieurs : Palm spring en Californie, le désert des Bardenas en Espagne, en plein milieu du désert marocain et au milieu des cascades à la Réunion.

Georges Daniel : Merci Malaurie, bonne continuation pour la suite et à bientôt pour notre shooting prévu.

Malaurie Eugénie : Merci Georges Daniel, à très bientôt.

Hillary Ondo – Miss made in Gabon

Hillary Ondo, jeune Gabonaise de 23 ans et titulaire de quatre titres de beauté à savoir Miss Woleu Ntem 2013, Miss Africa Supranational 2013, Miss Monde Tourisme 2013 et Miss Globe Africa 2014.  Hillary Ondo est une jeune Femme déterminée avec plusieurs cordes à son arc. Mais qui est elle vraiment ? Quels sont ses ambitions ? Quels sont ses projets d’avenir ? J’ai récemment eu l’occasion de la photographier et m’entretenir avec elle afin de lui poser quelques questions durant mon passage en région Parisienne. Malgré l’hiver, j’ai choisi deux lieux qui font partie de mon top 5 des lieux touristiques sur Paris à visiter et  pour « peindre » le portrait d’Hillary Ondo : la rue crémieux et les colonnes de buren (sites très prisés des photographes).

Hillary Ondo
Portrait d’Hillary Ondo – Rue crémieux à Paris

Interview avec Hillary Ondo

Georges Daniel : Bonjour Hillary, je te remercie tout d’abord de m’accorder cette Interview. Comment a débuté ton aventure de Miss ?

Hillary Ondo : Honnêtement mon aventure de Miss était plutôt inattendue. C’était les vacances, je n’avais rien à faire. Je me suis dit, plutôt que de rester à la maison à me tourner les pouces, pourquoi ne pas participer au concours Miss Gabon en 2013 ? C’était le seul événement marquant à l’époque qu’il y avait. Ce concours était du coup, l’occasion pour moi de me distraire et rencontrer de nouvelles personnes tout simplement. Voilà comment je me suis lancée dans cette aventure, c’était vraiment pour m’amuser et pour le plaisir.

A ton avis, quels ont été tous tes atouts durant ces élections, qu’est ce qui a pu faire la différence ?

Hillary Ondo : Honnêtement je ne saurais pas quoi dire. Avec du recul, je pense que c’était peut-être le fait d’être resté moi-même, de pleinement vivre l’aventure sans forcément voir l’aspect concurrentiel. Parfois, j’aidais les autres candidates à mieux défiler après avoir assimilé les conseils que Vicky notre coach à l’époque nous prodiguais. Quelle candidate qui a fortement envie de gagner irai aider une concurrente ? Et peut-être même à devenir meilleure qu’elle ? J’étais souriante et ouverte… J’étais moi, sans pour autant négliger le concours. Je pense peut-être que c’est ce petit plus qui a fait la différence. J’étais très motivée et j’ étais vraiment à fond sans pour autant penser qu’il fallait que je gagne. Non non non non non ce n’était pas du tout ça. J’étais vraiment là pour passer un bon moment, apprendre et je comptais bien vivre cette aventure à fond.

hillary ondo miss gabon
Hillary Ondo – Portrait par  Georges Daniel Photographe

 

Georges Daniel : As-tu des Miss de Référence ?

Hillary Ondo : Je n’en ai pas exactement mais à l’époque j’étais fascinée par Aicha Sidi qui avait été Miss GABON durant l’année 2001, elle était Fang, la même ethnie que moi.  Sur la scène internationale, Leïla Lopes une angolaise qui avait été élue Miss univers en 2011.

Georges Daniel : Que fais-tu pour entretenir ton corps ?  Pratiques tu un sport pour garder la ligne ? 

Hillary Ondo : Alors là, moi je suis tout sauf un exemple, je mange toujours tout ce que je veux. Je ne fais attention à rien du tout (ha ha). Le sport en revanche, oui j’en faisais un petit peu. En fait, je trouve que j’ai déjà un corps naturellement musclé. Du coup, j’évite de faire trop de sport même si j’avoue que je ne manque pas de faire régulièrement mes abdos pour être certaine de garder un beau ventre.  C’est vraiment naturel,  je ne fais pas beaucoup d’effort.

hillary ondo
Hillary Ondo – Séance portrait Paris

 

Georges Daniel : Quelles sont tes astuces en matière de beauté ? 

Hillary Ondo : Un gommage une fois par semaine et toujours me démaquiller avant de dormir si j’en porte. Quand à ma routine makeup, je ne peux pas sortir sans mes sourcils (rires),  faut que je mette mon petit crayon à sourcils après voilà un peu fond de teint,  mascara et hop c’est bon! En revanche, je déteste le rouge à lèvres, j’ai beau essayer, mais je n’y arrive pas !

Georges Daniel : Quelle serait ta définition de la séduction ? 

Hillary Ondo : Pour moi, une femme séduisante c’est une femme qui a confiance en elle, qui a de l’assurance. une femme qui a confiance en elle séduit automatiquement et attire l’admiration et quoi de plus important aujourd’hui ? « Aime-toi et le ciel t’aimera », dit-on.

Georges Daniel : Tu ne sors jamais de chez toi sans…. ? 

Hillary Ondo : Sans… Ma montre (rires) !

Georges Daniel : Tu étudies actuellement à Paris, qu’étudies-tu exactement ? Pourquoi as-tu choisi cette filière ? Un projet en particulier à la fin de tes études ? 

Hillary Ondo : Après ma licence en journalisme en Tunisie je suis effectivement venue ici à Paris pour faire un Master pour coopération et solidarité internationale. C’est un domaine complètement différent comparé à ma formation initiale mais le volet humanitaire a toujours été une partie intégrante de moi. Au terme de mes études, j’aimerais travailler au sein d’une O.N.G. afin de venir en aide pour les autres. Mais ne vous inquiétez pas, mon côté journalistique fera toujours partie de moi. Dans la mesure où je continuerai à faire des reportages sur la question sauf que ce sera beaucoup plus sur le volet humanitaire. Pour moi, il n’y a rien de plus beau que de pouvoir travailler tout en aidant son prochain. La thématique sur les problèmes migratoires est celle qui me touche le plus.

 

Hillary ondo Gabon
Hillary Ondo – Colonnes de Buren – Paris

 

Georges Daniel : Dis-nous quelque chose sur toi que personne ne pourrait deviner ?  

Hillary Ondo : Je suis timide, cela ne se voit pas et pourtant oui ! Du coup pour éviter de le montrer je me parle à moi-même, je suis pleine d’assurance, mais voilà, je suis timide. Parfois comme tout le monde je me pose des questions, j’ai des doutes, j’hésite ou je stress, mais quand il faut y aller, je me dis « vas-y donne donne tout c’est maintenant ou jamais! Tu n’auras pas d’autres occasions et puis au final qu’est-ce que t’as à  perdre ? »

Georges Daniel : Quel est le don de la nature que tu aurai aimé avoir ?

Hillary Ondo : Le don que j’aurais souhaité posséder est celui d’apaiser les gens, les rassurer, améliorer leurs conditions de vie, faire naître la joie et l’espoir en eux.

Georges Daniel : Ton activité préférée quand tu es au calme ? 

Hillary Ondo : Étant donné que je suis loin de mon fils, mon activité favorite quand je suis seule est de l’appeler et d’avoir une conversation vidéo avec lui. On se parle, on écoute de la musique, on rigole. Il est tellement adorable ! C’est vraiment incroyable ! Le fait d’être maman change beaucoup de choses dans la vie d’une personne. En l’espace d’une discussion, il me redonne la force et du courage pour tout affronter. Mon fils ne devra jamais manquer de quoi que ce soit.

hillary ondo mannequin
Portrait d’Hillary Ondo par Georges Daniel

 

Georges Daniel : La musique que tu écoutes en ce moment ? 

Hillary Ondo : La musique que j’écoute en boucle actuellement est le single Human de Rag’n’Bone Man.

Georges Daniel : Tes lieux préférés à Libreville ou tout simplement au Gabon d’ailleurs ? Pour être au calme ? prendre un verre ?  un bon repas ?  Pour les sorties ?

Hillary Ondo : Pour être au calme au Gabon, le lieu que j’apprécie est la baie des tortuesPour un verre avec des amis, le Skylight. Pour un bon repas :  le Confidenty et enfin pour des sorties en soirée, le NO STRESS.

 

Hillary Ondo
Hillary Ondo & Georges Daniel Photographe

 

Georges Daniel : Merci Hillary pour ce temps consacré et surtout d’avoir bravé le froid durant cette séance photo et interview. Je te souhaite le meilleur pour la suite et à bientôt pour un nouveau shooting photo.

Hillary Ondo : Merci à toi à Georges Daniel, c’était un vrai plaisir.

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Mario Epanya – Photographe de Mode

Interview avec le photographe Mario Epanya

Mario EPANYA, est pour moi un artiste aux multiples « couleurs ». En effet, si je devais résumer en quelques lignes son parcours, il est :

Le jeune artiste peintre de Douala devenu maquilleur professionnel pour la marque Dessange,
Le maquilleur professionnel devenu photographe de Mode de nombreuses personnalités et enseignes,
Le photographe de mode devenu Ambassadeur de la beauté Noire.

Etant passionné de photographie, il fait parti de ma « short list » des photographes à suivre. Je pense que l’on ne devient meilleur qu’en côtoyant et en apprenant des meilleurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer Mario Epanya en 2016 afin d’avoir des conseils pour composer avec la lumière. Echanges artistiques et techniques étaient au rendez-vous à mon grand plaisir. Aujourd’hui, à travers une interview, j’ai envie de savoir un petit peu plus sur lui et son style.

Georges DanielBonjour Mario Epanya, sur ton livre « Beautiful, portraits de la beauté noire » (disponible sur Amazon), tu te livres sur l’importance qu’ont eu sur toi tes parents et ta grand mère. Peux tu nous en dire plus sur l’impact qu’ils ont eu sur ta naissance artistique ?

Mario Epanya : L’ impact artistique de mes parents est énorme car mon père architecte, amateur de musique classique et de peinture était mon premier professeur. Il m’a initié à la culture du beau, à apprécier, à la curiosité, aux débats et échanges constructifs. Ma mère, passionnée de mode, a toujours son atelier de couture chez elle. Avec elle, j’ai appris les couleurs, volumes, la délicatesse des dégradés, les superpositions, textures, etc… Dans son atelier, rempli de magazines j’y ai découvert les tendances, un peu l’histoire de la mode, etc… Une véritable bibliothèque et aussi source d’inspiration infinie jusqu’aujourd’hui… Voilà l’impact artistique qu’ont eu mes parents sur moi.

Georges Daniel : Durant l’année 2007, quel est le déclic qui te fais changer de voie pour la photographie ?

Mario Epanya : Mon Déclic est une démission de mon poste de formateur et assistant artistique d’une grande marque française. Je voulais devenir mon propre patron. J’avais le choix entre ouvrir mon propre salon et créer une marque de maquillage et de soins cheveux à mon nom ou devenir photographe engagé pour défendre la diversité dans la mode internationale. La suite on la connait.

adama ndiaye paris
Adama Ndiaye créatrice de la marque ADAMA PARIS

 

Georges Daniel : Te souviens-tu de ton premier shooting mode ? Pourrais-tu nous en parler ?

Mario Epanya : Oh je me souviens très bien de mon premier shooting mode, c’était 2009, un hommage à Grace jones icône du style et Mode, une référence pour les fashionista pur et dur. J’ai demandé à une styliste Pro Pat de m’aider pour les looks avec pour modèles Fatou Noba et Astou Ndongo qui étaient des new faces à l’époque… Au maquillage mon assistante de toujours flora carrara… Un shooting qui nous a tous aidé d’une manière ou d’une autre,  j’ai pris de l’assurance en tant que photographe mode car la série qui, intemporelle a été tout de suite en cover de BRUNE magazine et aussi CRAWFORD magazine en Grèce … Encore en 2018,  la série sera exposée dans un Festival photo où je suis invité… Elle a aussi aidé les deux modèles débutants à trouver des agences et défiler à Milan, New York, etc… C’est une série très importante pour moi.

Georges Daniel : Comment la photographie de mode a-t-elle évoluée depuis que tu as commencé à la pratiquer ?

Mario Epanya : La photographie de mode est assez particulière car elle se renouvelle tout le temps avec les tendances venues des grandes maisons de coutures.  En même temps, je dirais qu’on invente rien car la plupart du temps on recycle et s’inspire des archives du passé, films, icônes de mode, etc… La photo de mode demande juste à être passionné de mode, assister aux défilés, aller aux conférences, salons, lire les magazines de mode, s’intéresser aux parcours des stylistes et leurs transferts, s’intéresser à l’histoire de la mode, etc… Cela demande une très grande culture et je vois beaucoup s’autoproclamer photographe de mode…. Mais je dois avouer qu’il y en a très peu… Moi je me définis comme photographe beauté car ancien coiffeur /maquilleur j’ai une expertise dans ce domaine… Et très peu sur la mode donc prudence…

Georges Daniel : D’après toi, quelles sont les facettes positives et négatives actuelles pour un photographe de mode ? Comment arrives-tu à y faire face ?

Mario Epanya : Les facettes positives pour un photographe de mode sont : la liberté de créer, la fantaisie, la féerie, tout scénario est possible lorsqu’on fait une série mode. Il s’agit de raconter une histoire avec des vêtements et accessoires, alors le photographe ou le directeur artistique est le capitaine à bord. Son imagination est le moodboard, donc ça peut se passer sous l’eau, dans l’espace, n’importe où du moment que la production suit financièrement. La rencontre avec d’autres créatifs, coiffeurs, maquilleurs, designers de set, etc… permettent de découvrir d’autres univers et de complèter le scénario.

La facette négative dans la mode, c’est qu’il y a une tradition qui consiste à ne plus payer les photoshoots de mode car les rédactrices de mode des différents supports magazines ou webzines, estiment faire de la publicité à ces derniers en publiant leurs créations… Discutable mais beaucoup se contentent de cette explication… Pas moi en tout cas, car il y a souvent des frais de productions engagés par le photographe qui doivent être pris en compte. J’estime que si le magazine se fait de l ‘argent en vendant des espaces publicitaires, ils doivent payer ceux qui apportent le contenu, photographes, journalistes, graphistes… car sans eux  pas de magazines… So, moi je dis non s’il n’y a pas de budget pour le photographe et préfère publier les séries sur mes réseaux sociaux ou proposer à d’autres magazines qui veulent bien payer pour ces créations. Voilà.

Georges Daniel : Où puises-tu tes sources d’inspirations ? de tableaux, de livres, etc… Comment fais-tu pour sans cesse te renouveler ?

Mario Epanya : Alors, mes sources d’inspirations, ce sont les classiques, les icônes de mode, Diana Ross, Sade, Grace Jones, Cléopâtre, ma Mère ensuite. C’est l’Afrique dans son ensemble, les couleurs, les codes beauté coiffures, pagnes décor… Plus profond, ça peut être une humeur, la joie ou la tristesse peut booster l’imaginaire. Des visions également, je note, je dessine et je développe. Après j’y rajoute une coiffure qui m’a marqué dans mon enfance, ensuite une couleur ou un vêtement vu sur un défilé et ensuite un décor inspiré d’un film des années 20… Ainsi de suite, ce sont des petites pièces rapportées de mon quotidien qui m’aide à construire une image.

Georges Daniel : Quel est le principal message que tu souhaites transmettre ou que l’on retienne de ton livre « Beautitul » ? 

Mario Epanya : Le message de mon Livre BEAUTIFUL est simple. La Beauté est partout, il suffit de regarder, elle est diverse, je suis contre les diktat que la mode impose aux femmes. Il faut ressembler à telle chanteuse ou actrice pour être considérer belle ou telle mensurations… Je trouve que l’on a tous quelque chose de beau en nous, c’est ça le message.

beautiful Mario epanya
Portrait tiré du livre BEAUTIFUL par Mario Epanya

 

Georges Daniel : Tu as souvent dû voyager durant ta carrière, quelles sont les lieux qui t’ont le plus marqué durant un shooting et pourquoi ?

Mario Epanya : Le lieu qui m’a le plus marqué est Rio de Janeiro, avec cette forte diversité dans sa géographie ainsi que de sa population, un superbe métissage du monde.

Georges Daniel : A ton avis, quels sont les atouts qu’un photographe de mode/beauté doit avoir en dehors du fait d’être doué sur les prises de vue ?

Mario Epanya : Les atouts qu’un photographe doit avoir en dehors de connaissances techniques :

Pourquoi fait-il de la mode en premier ? Ensuite avoir une grande culture mode car lorsque vous irez à des entretiens pour décrocher une campagne ou autre, vous aurez en face de vous des chefs produits, directeurs artistiques ou acheteurs d’art qui maîtrisent le sujet du bout des doigts lol. Alors vous avez intérêt à maîtriser le sujet, d’autant plus que vous êtes en concurrence avec d’autres photographes mode… Du courage et le sens du marketing aussi, savoir ce que vaut votre travail et communiquer dessus. Aimer sortir et avoir de l’énergie pour faire la fête sans fin aux quatre coins du monde, bref être « socialite »…. pour se faire un bon réseau hype qui pourra aussi servir… Oui le réseau it’s very important …  la liste est longue.

Georges Daniel : Si tu n’avais pas été artiste peintre, maquilleur et photographe, quelle activité aurais tu souhaité exercer ?

Mario Epanya : Si je n’avais pas été photographe… Je serai gérant d’un salon de coiffure.

Portrait by Mario Epanya

Georges Daniel : Quel est ton objectif photo favoris ? Et pourquoi ce choix ?

Mario Epanya : Mon objectif favori est le 24 -120 mm F4 de Nikon. C’est l ‘objectif parfait car il me permet de faire du paysage et du portait close up, tout. Certaines conditions de prises de vue peuvent être techniquement compliquées (une barrière, un petit espace etc..) alors avec ce mini-zoom on peut s’éloigner ou se rapprocher de son sujet sans avoir à trop se déplacer.

Georges Daniel : Une petite anecdote humoristique durant un de tes shooting photos ?

Mario Epanya : Une anecdote humoristique ? Bref un jour, j’avais un jeune modèle russe un peu stressé, ne parlant pas le russe, j’ai commencé à émettre des sons pour la faire rire. Je passe plus tard à son agence pour remettre ses photos et dès qu’elle me voit, elle dit MR MIOUU MIOUU, et après à l’agence tout le monde m’appelait mr miouu miouu…

Georges Daniel : Cela dépend sûrement de la demande du client mais as-tu une préférence, entre la lumière artificielle/studio ou naturelle ?

Mario Epanya : Je préfère la lumière artificielle car je la contrôle et suis plus à l’aise comme ça. C’est mon truc la lumière artificielle, j’en fais ce que je veux, ce qui n’est pas le cas avec la lumière naturelle plus capricieuse (une grosse tornade et la séance est annulée lol ..)

sonia rolland
Sonia Rolland by Mario Epanya

 

Georges Daniel : Quelle est l’importance d’une relation de travail avec un maquilleur lorsque tu « captures » la beauté ?

Mario Epanya : Le maquillage en photographie de beauté est THE BASE. Il faut une bonne maîtrise des couleurs, différents effets de produits et textures. Une peau recouverte d’une poudre ou fond de teint irisé reflète la lumière du flash d’une autre façon qu’une peau recouverte matifiante ou hydratée, mouillée, veloutée après soins. C’est là que les marques de soins qui vous embauchent pour réaliser leurs visuels feront la différence, en voyant que vous savez ce qu’il faut faire dans chaque cas en fonction du produit qu’il souhaite vendre.

La maîtrise du morphomaquillage est ensuite complétée par une source d’éclairage adéquate pour le rendu désiré … C’est presque un exercice chirurgical, le sens du détail prend tout son sens  et ça peut durer des jours à faire des tests de différents produits et couleurs. J’adore ces moments… Oui je suis un calvaire pour les maquilleurs sur les shootings car étant maquilleur/formateur à la base. Je suis très exigeant avec eux et les encourage lorsque c’est bien, mais pour mes projets personnels, je fais tout moi même.

Georges Daniel : La collaboration avec un retoucheur est elle aussi importante que celle avec un maquilleur ?

Mario Epanya : Oui le retoucheur est indispensable aujourd’hui, je ne peux plus travailler sans retoucher, il met la touche finale au produit brut. Pour moi, le retoucheur est plus important que le maquilleur car sur un shooting sans maquilleur, le retoucheur peut en rajouter en post production… La photographie a vachement évolué, je dois beaucoup aux retoucheurs car ils subliment l’image finale. La post production est très importante et le budget pour ça est no limit, je travaille avec une dizaine de retoucheurs free lance qui sont spécialisés en cheveux, maquillage, peau, nature morte, mode, photomontage, car suivant le job, je sais à qui m’adresser pour un résultat optimal.

Georges Daniel : Un modèle ou des modèles en particulier que tu aurai souhaité photographier ?

Mario Epanya : Un modèle sans hésitation,  IMAN BOWIE. J’ai travaillé pour sa marque en tant que maquilleur et je continue de temps à autre de nos jours à l’utiliser sur mes shootings. Elle est The Supermodel par Excellence.

Georges Daniel : Un lieu ou des lieux en particulier où tu ne t’es pas encore rendu et aurait souhaité effectuer un shooting ?

Mario Epanya : Cuba ou Saint-Louis (Sénégal).

Ann McCormack
L’artiste Ann McCormack by Mario Epanya

 

Georges Daniel : Pour cette année 2018, un projet qui te tient à cœur ? Des projets publicitaires ou artistique en Afrique ?

Mario Epanya : Des projets dès demain, je commence une série de photos pour 4 expositions à venir donc 3 en Afrique. Pour le reste, le téléphone sonne de temps à autres pour des demandes de devis ou mails pour des renseignements. Ce que j’aime dans la photo, c’est que l’on ne sait jamais qui va vous contacter demain pour travailler avec vous. On a des surprises tous les jours, c’est génial.

Georges Daniel : T’arrives t’il de temps en temps d’honorer des contrats au Cameroun, pays dont tu es originaire ?

Mario Epanya : Je rentre du Cameroun, il y’a 48 heures à peine, oui il y’a 2 projets sur lesquels je travaille en ce moment même où je réponds à tes questions… A suivre

Georges Daniel : Sans faire appel à un devin, où te verrai-tu dans quelques années ? toujours à Paris ou ailleurs ?

Mario Epanya : Je suis Parisien et le reste pour l’instant… Peut être un jour, j’aurai envie d’ailleurs qui sait… L’Avenir nous le dira …

Georges Daniel : Merci encore à toi Mario Epanya et bonne continuation pour la suite. 

Mario EPANYA : Merci Beaucoup Georges Daniel et bonne continuation à toi.

Portfolio et site Internet du photographe Mario Epanya : http://mario-epanya.format.com/

Mariage au château Royal de Saint-Saturnin

Le Château de Saint-Saturnin est localisé au cœur du village Saint-Saturnin, dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne.  Le début de la construction du château de saint Saturnin date du 13ème siècle, il a ensuite été agrandi et amélioré jusqu’au 17ème siècle. Ce château a appartenu à la famille de La Tour d’Auvergne. Il est classé monument historique et est connu pour y avoir accueilli Catherine de Médicis et Marguerite de Valois.

Aujourd’hui, le château de Saint saturnin fait office de maison d’hôtes en Auvergne depuis le 21ème siècle mais également de lieu de réception pour l’organisation de mariage et autres cérémonies.  Ce château est magnifique car il réunit à la fois, les deux attraits touristiques majeurs de l’Auvergne : un patrimoine historique abondant et un beau paysage préservé.

C’est dans ce contexte que j’ai eu l’opportunité de le visiter en tant que photographe de mariage, les atouts en terme de prises de vue photographiques sont innombrables. Le propriétaire du château de Saint-Saturnin a également eu la gentillesse durant la séance photo de nous faire profiter les mariés et moi de la beauté du jardin de sainte Catherine.  Juste un mot : splendide.

Je garde un excellent souvenir de mon reportage photo au sein de ce château, et si j’en crois les mariés, eux également. J’aurai de nouveau, durant l’été 2018 l’occasion d’effectuer un nouveau reportage mariage au château de Saint Saturnin.

 

Mariage de Martha et Antoine au château Saint Saturnin

Chateau Saint Saturnin
Mariage au Château Royal

Cérémonie laïque au château Royal de Saint Saturnin

Cérémonie laïque - Château Saint-Saturnin
Cérémonie laïque – Chateau Saint Saturnin

 

chateau saint saturnin
Les Mariés Martha & Antoine – Saint Saturnin

mariage saint saturnin
Vœux de la Mariée – Château de Saint Saturnin

chateau royal saint saturnin
Demoiselle d’honneur – Mariage à Saint Saturnin

mariage saint-saturnin
Émotion – cérémonie laïque à Saint Saturnin

mariage saint saturnin
Cérémonie Laïque – Saint Saturnin

 Photo de groupes au château de Saint Saturnin

Photo de groupe – Chateau Saint Saturnin

Mariée chateau saint saturnin
Deuxième lancé de bouquet – Saint-Turnin Mariage

Photos de couple au château de Saint Saturnin

jardin chateau saint saturnin
Couple au Jardin Catherine de Médicis

 

Bibliothèque – château de Saint Saturnin

 

saint saturnin
La fête fût Belle, Merci de m’avoir permis de capter vos émotions

 

Pour toute demande d’information ou de réservation :

chateau saint saturnin

Château Royal de Saint Saturnin
Adresse postale : Place de l’Ormeau | 63450 Saint-Saturnin
Site Internet : Château Royal de Saint-Saturnin

Pont Bir Hakeim à Paris

Lors de mon dernier passage sur Paris, j’ai eu le plaisir d’interviewé le talentueux mannequin Cindy Babin sous le Pont Bir Hakeim. Je ne vous cache pas que j’ai eu dans un premier temps du mal à choisir le lieu. Mon objectif était double, interviewer Cindy et réaliser des portraits dans un décor assez sympathique. En matière de lieu, la ville de Paris offre des opportunités quasi infinies (la Tour Eiffel bien évidemment, le musée du Louvre, la basilique du sacré-cœur, le Jardin des Tuileries, le Parc Monceau, les champs Elysées, le parc Montsouris, etc). Après de longues minutes sur Google et sur le site de l’office du tourisme de Paris, mon choix s’est porté sur le Pont de Bir Hakeim.

Je ne m’y étais encore jamais rendu au Pont Bir Hakeim, c’était donc l’occasion. De plus, ce pont propose des lignes géométriques magnifiques photographiquement parlant.

Descriptif du lieu Pont de Bir-Hakeim

Le pont de Bir-Hakeim, conçu dès 1878 est un pont parisien franchissant la Seine. Le pont Bir Hakeim a été inscrit au titre des monuments historiques, le 10 juillet 1986. Connu anciennement sous le nom de Pont de Passy, le pont  a été rebaptisé en souvenir de la bataille de Bir Hakeim (livrée en 1942 par le général Kœnig et les Forces françaises libres en Libye).

pont de bir hakeim

portrait bir hakeim

mannequin pont bir hakeim

cindy babin

 

pont bir hakeim paris